Jean-Paul Bernard
chef-opérateur du son
Ecouter le monde
Un peu comme la pratique de la pêche à la mouche est parfois un prétexte pour se retrouver seul dans un écrin de nature préservé et paisible – lieu que l’on n’aurait probablement jamais découvert sinon -, la prise de son participe du vagabondage, de la quête, ainsi que d’une certaine solitude. Et si le pêcheur esthète remet à l’eau le poisson qu’il est patiemment parvenu à ferrer, le preneur de son, lui aussi, se contente de saisir une empreinte du présent, sans rien dérober de l’endroit où il sévit discrètement. C’est prendre, et laisser en même temps.
J’ai rassemblé ici une première sélection hétéroclite de sons glanés au cours de mes pérégrinations. Chaque fois que je réécoute une ambiance, le contexte me revient en mémoire avec une étrange acuité, et soudain ressurgissent des souvenirs ou des émotions liés à ces instants passés…
Une cinquantaine de longs métrages, souvent de belles aventures humaines, des immersions intenses au coeur d'univers singuliers, avec chaque fois tout à réinventer.
Une quarantaine de moyens & courts métrages, la meilleure façon peut-être de mettre le pied à l'étrier, de faire des rencontres, d'explorer les arcanes du métier, et puis un jour de transmettre un peu de ce que l'on a appris.
Du mouvement hip-hop aux chercheurs du CNRS, en passant par les cafés de Belleville, l'arrivée du surf à Biarritz ou la fabrication du carton ondulé : une école de la découverte.
Quelques incursions au théâtre, où l'aventure diffère de celle du cinéma, dans son rapport particulier au temps, à l'espace et au silence.
Jazz, chanson française, pop new-wave ou formations plus expérimentales, j'ai commencé en compagnon de la musique.
Masterclass pour comédiens, illustration sonore, films en suspend ou inachevés, publicités : des expériences diverses.